
Rappelons tout d’abord qu’un ouvrage est un objet, produit ou service constitué par l’association d’un ou plusieurs articles et de main d’œuvre. L’exemple le plus couramment cité est celui d’un ouvrage «mur d’élévation en aggloméré». L’ouvrage présentera sur plusieurs lignes différents articles «bloc en béton», «sable», «ciment», «eau» et la «main d’œuvre».

Rappelons tout d’abord qu’un ouvrage est un objet, produit ou service constitué par l’association d’un ou plusieurs articles et de main d’œuvre. L’exemple le plus couramment cité est celui d’un ouvrage «mur d’élévation en aggloméré». L’ouvrage présentera sur plusieurs lignes différents articles «bloc en béton», «sable», «ciment», «eau» et la «main d’œuvre».
Tout entrepreneur du bâtiment peut élaborer cette bibliothèque seul ou plus communément l’acheter «clef en main» auprès d’un éditeur comme Batichiffrage, Batiprix ou Artiprix. Si elle existe en version papier, une bibliothèque d’ouvrages aura plus d’intérêt en version informatique car elle servira à réaliser rapidement et avec précision un chiffrage dans un logiciel comme Batappli. L’artisan peut personnaliser cette bibliothèque, en ajoutant ses propres ouvrages ou en les modifiant, pour plus de pertinence et d’efficacité.

Plus de finesse est possible dans l’ouvrage tout d’abord en améliorant la description de l’article. Par exemple en spécifiant que le «bloc en béton» est un «bloc en béton granulats courants 20X20X50cm 3 alvéoles». Cette précision peut-être apportée directement en amont dans l’article ou bien dans l’intitulé même de l’ouvrage.
Rappelons qu’il existe des famille d’ouvrages et des sous-familles d’ouvrages qui permettent par exemple de réaliser des propositions identiques à notre mur en «20 cm», mais avec des blocs de «15 cm» ou de «10 cm» ou bien «pleins», «creux», «allégés», «d’angle», «à chaîner»...

De même, il est possible de proposer un ouvrage plus complet en y incluant par exemple la location de matériel comme une bétonnière ou bien le nettoyage et mise en déchetterie. Cependant, il est plus fréquent qu’un chiffrage se réalise avec l’association de différents ouvrages, isolant d’un coté un objet comme la «réalisation d’un mur d’élévation», puis un autre objet par exemple la «réalisation d’un enduit» ou bien un service comme l’«évacuation des gravats et mise en décharge».
Cela permet de retravailler plus facilement une proposition en corrigeant, en ajoutant ou en enlevant, par exemple des options de finition ou des spécificités.
Cette «stratégie» dépend de ce que souhaite l’entrepreneur et surtout de ce qu’il a l’habitude de proposer.
Rappelons-le : l’objectif reste de gagner du temps, inutile de le perdre à créer un ouvrage à 5 pattes qui ne sera jamais suggéré au client, ni demandé par lui.

En revanche, certaines modifications à apporter à l’ouvrage semblent plus essentielles. Elles concernent les quantités à mettre en œuvre. Par exemple, il faudra 10,5 unités de bloc en béton 20X20X50cm pour réaliser 1m² de mur d’élévation en agglo. Ces quantités précisent chaque ligne de l’ouvrage et s’expriment y compris en nombre d’heures voire de minutes s’agissant de la main d’œuvre. Parfois, il est nécessaire d’adapter ces quantités utilisées selon la configuration spécifique d’un chantier ou d’une saison. En effet, il y a fort à parier que les caractéristiques pour réaliser un mur en été dans le Sud diffèrent par rapport au même ouvrage dans le Nord de la France à l’automne...

Généralement, un ouvrage détaille aussi le prix d’achat de chaque article. Un coefficient est appliqué pour déterminer le prix unitaire, lui-même étant multiplié par la quantité nécessaire. L’addition de chaque prix total permet de déterminer un prix de vente pour l’ouvrage par exemple pour notre mur au m². Bien évidemment, grâce à une fonction de métré, il reste possible d’obtenir dans Batappli un calcul détaillé et au global selon les dimensions ou spécifications de l’ouvrage final. Là aussi, il faut noter que les bibliothèques d’ouvrages du marché donnent des prix unitaires ne tenant pas compte par exemple de la remise particulière accordée à un entrepreneur par son négoce distributeur de matériaux. L’artisan fixera ainsi de son côté le coefficient de marge qu’il veut appliquer dans l’ouvrage ou sous-famille d’ouvrages et plus généralement au global sur le prix d’achat, le prix de vente ou le prix catalogue.

Pour conclure, tout ouvrage est donc modifiable de multiples manières et sur de nombreux points. À partir d’une bibliothèque spécifique à son corps de métier, il reste conseillé de créer sa propre bibliothèque regroupant les principaux ouvrages les plus régulièrement utilisés par son entreprise et de spécifier chacun de ses ouvrages selon ses propres habitudes de travail. Cela permet de mieux maîtriser son temps et les quantités à mettre en œuvre pour plus de précision dans les devis, une meilleure gestion de ses approvisionnements et stocks, ainsi que de son planning. Au final, le temps initialement passé sur sa bibliothèque aura un réel impact sur la rentabilité de ses chantiers.
Plateforme Agréée, PDP, annuaire, interopérabilité… Si ces mots vous donnent déjà mal au crâne, respirez : on est là pour ça.
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises du bâtiment assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir leurs factures au format électronique. Et pour ça, impossible d’y échapper : il faut passer par une plateforme agréée. Mais c’est quoi, exactement ? Comment en choisir une quand on est plombier, maçon ou électricien et qu’on n’a pas une heure à perdre par jour devant un écran ?
Dans ce guide, on vous explique sans jargon ce qu’est une plateforme agréée (l’ancienne « PDP »), à quoi sert la fameuse liste de la DGFiP, comment choisir la vôtre, et comment l’annuaire national fait circuler vos factures tout seul en arrière-plan.
Vous voulez émettre vos premières factures électroniques sans attendre l'échéance de septembre 2027 ? C'est possible dès septembre 2026 avec Batappli. Une condition toutefois : les informations légales de votre société doivent être complètes dans votre logiciel. Nom de la société, adresse, code postal, ville, téléphone, email, numéro de SIRET et numéro de TVA intracommunautaire sont indispensables pour générer le fichier structuré transmis à votre Plateforme Agréée par la DGFIP. Sans ces informations, l'émission n'est pas possible. Ce guide vous montre, étape par étape, où renseigner chaque champ pour émettre vos factures électroniques sans blocage.
Depuis quelques mois, les artisans du BTP entendent parler de « facture électronique ». Mais derrière ce terme, une vraie question pratique se pose : sous quel format faudra-t-il envoyer ses factures ? Factur-X, UBL, CII… Ces acronymes peuvent sembler intimidants. Pourtant, pour un artisan du bâtiment, les comprendre, c'est comprendre ce qui va concrètement changer dans votre quotidien. Et surtout : non, envoyer votre facture PDF par email ne suffira plus. On vous explique pourquoi et ce que ça change pour vous.