
Issu des 149 propositions de la convention citoyenne pour le climat, le projet de loi Climat et Résilience vise à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Des mesures qui concernent directement le secteur de l’artisanat du BTP.

Issu des 149 propositions de la convention citoyenne pour le climat, le projet de loi Climat et Résilience vise à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Des mesures qui concernent directement le secteur de l’artisanat du BTP.
Eclairage sur les 6 axes majeurs de ce projet de loi avec Vincent Legrand, Gérant de l’institut négawatt et DG de Dorémi https://www.institut-negawatt.com/
Le diagnostic de performance énergétique informe sur la consommation d’énergie d’un logement et son taux d’émission de gaz à effet de serre. Il donne une note d’efficacité comprise entre A et G. La loi climat prévoit sa refonte d’ici juillet 2021.
Le plus : un document plus simple à décrypter, une place plus grande pour les émissions de gaz à effet de serre.
Le moins : le manque d’ambition du projet, qui a été revu à la baisse. Jusqu’à présent, pour qu’une rénovation soit considérée comme performante, il était admis qu’elle devait atteindre le niveau BBC rénovation (consommation moyenne de 80 kWhep/m²/an), soit l’équivalent de la classe A ou B du DPE. Dans la loi Climat et Résilience, le seuil est abaissé à l’étiquette C voire moins à cause de nombreuses exceptions, soit un seuil de consommation trois fois moins performant. Ainsi, toute rénovation atteignant la classe énergétique C (soit un niveau de consommation de 180 kWhe/m²/an), avec un saut de deux classes énergétiques est considérée comme performante. Cela donne une définition au rabais de ce que doit être la performance énergétique en rénovation. Nous sommes loin des objectifs fixés pour 2050.
Par ailleurs, les appellations de classes énergétiques ont été modifiées : la classe A passe de « très performant » à « extrêmement performante », la classe B de « performant » à « très performant » etc. Aussi le « thermomètre » de la rénovation énergétique est modifié.
Ils seront obligatoires pour les passoires thermiques (classe F et G du DPE) en cas de vente dès 2022 et seront accompagnés de préconisations de travaux dont la mise en œuvre ne sera pas obligatoire
Le plus : Un signal fort envoyé aux propriétaires bailleurs pour améliorer la performance des logements qu’ils louent, au bénéfice des locataires souvent précaires dans ces logements.
Le moins : Peu de maisons en location en France, la majorité des maisons étant occupée par leur propriétaire. Dommage qu’il n’y ait pas d’objectif de performance à atteindre (il suffit de sortir des catégories F et G) alors que l’on sait aujourd’hui transformer les passoires énergétiques en maisons performantes avec un modèle économique robuste.
En ce qui concerne les appartements, bien plus nombreux : atteindre la performance pour le parc bâti français requiert de rénover énergétiquement le bâtiment dans son ensemble, et non chaque appartement un par un.
Le plus : Jusqu’à présent les accompagnateurs des ménages (conseillers FAIRE, opérateurs ANH) ont été financés par l’Ademe (programme SARE) et l’ANAH. Suite aux propositions du rapport Sichel, la loi propose de rendre plus systématique cet accompagnement, ce qui conduira à l’ouvrir à davantage d’opérateurs.
Le moins : A date, nous ne connaissons ni le référentiel qui sera retenu pour le contenu de ces accompagnements, ni le choix de ces opérateurs ni le budget disponible pour les financer. Difficile donc d’évaluer aujourd’hui la pertinence de cette mesure. Réponse en fin d’année.
Le plus : Ce mécanisme permet aux ménages de ne rembourser le prêt contracté pour la rénovation qu’au moment de la vente du bien.
Le moins : Aucune certitude que les propositions de la Loi Climat et Résilience permettent de débloquer les freins pour lancer réellement ce mécanisme financier.
Le plus : La loi Climat et Résilience ne modifie pas le montant ni la structuration des aides existantes.
Le moins : La complexité des aides (MaPrimeRenov’, certificat d’économie d’énergie, aides ANAH, éco-prêt à taux zéro, aides régionales, intercommunales, communales…).
Adoptées à l’Assemblée Nationale, toutes ces évolutions doivent désormais faire l’objet d’échanges au Sénat, puis en commission mixte paritaire.
EDIT :
Mardi 29 juin 2021, le Sénat a adopté le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets par 193 voix pour et 100 voix contre.
La facture de situation, aussi appelée facture d'avancement, est un document comptable incontournable dans le secteur du BTP.
Elle permet aux artisans et entreprises de bâtiment de facturer les travaux au fur et à mesure de leur avancement, plutôt qu'en une seule fois à la fin du chantier. Ce système de facturation intermédiaire est particulièrement adapté aux TPE, PME et auto-entrepreneurs du bâtiment qui gèrent des chantiers sur plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Définition, calcul, mentions obligatoires, spécificités BTP (retenue de garantie, auto-liquidation TVA…), comptabilisation, FAQ : Batappli fait le point et vous propose un modèle gratuit à télécharger.
La réforme de la facturation électronique approche à grands pas pour les professionnels du bâtiment. Si vous êtes artisan, dirigeant de TPE ou PME du BTP, vous vous posez légitimement des questions sur les échéances précises et vos obligations réelles selon votre statut. Cet article vous apporte toutes les réponses pour anticiper sereinement cette transition obligatoire.
La gestion des devis et des factures fait partie du quotidien de nombreux indépendants, dirigeants de TPE et de PME. Entre le suivi des documents, la conformité réglementaire et le gain de temps recherché, s’équiper d’un logiciel de facturation devient rapidement indispensable.
Encore faut-il choisir un outil réellement adapté à son activité.