
Malgré la crise sanitaire, les artisans du bâtiment ont plutôt bien résisté. Après une accélération de l’activité au quatrième trimestre 2020, les perspectives laissent entrevoir une croissance de 5% en 2021.

Malgré la crise sanitaire, les artisans du bâtiment ont plutôt bien résisté. Après une accélération de l’activité au quatrième trimestre 2020, les perspectives laissent entrevoir une croissance de 5% en 2021.
Le quatrième trimestre aura été marqué par une croissance de l’activité de 1,5%, portée notamment par la hausse d’activité dans le neuf (+2,5%), qui a permis de limiter les dégâts : une chute de 9% de l’activité d’après les données diffusées par la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB).
Au 4e trimestre 2020, les carnets de commande représentaient 72 jours de travail et ont concerné l’ensemble des corps de métier. Soit une augmentation de :
+2,5% pour la maçonnerie
+1,5% pour la couverture plomberie chauffage et la menuiserie serrurerie.
+1 et 0,5% pour l’électricité et l’aménagement déco plâtrerie.
Si la CAPEB s’était montrée plutôt pessimiste en tablant sur une perte de près de 3 000 emplois en 2020, les aides gouvernementales et le dispositif d’activité partielle ont efficacement soutenu le secteur.
De fait, 15 000 postes ont été créés en 2020 et les embauches en apprentissage ont bondi de 12%.
Alors que les travaux de rénovation ont boosté l’activité des artisans, la rénovation énergétique a connu une faible progression : +0,5%. En revanche, selon la CAPEB, sur les 170 000 dossiers de demandes déposés l’an dernier, une bonne partie devrait se traduire par des travaux au premier trimestre 2021. De plus, l’intégration au dispositif des ménages aisés fin 2020 n’a pas encore produit les effets attendus.
« L’année 2021 pourrait enregistrer une croissance entre 5 et 6% dans l’artisanat du bâtiment » exprime Jean-Christophe Repon, président de la Capeb qui invite toutefois à rester prudent. « Nous fondons des espoirs sur la mise en œuvre du Plan de Relance qui doit transformer les effets d’annonces gouvernementales en chantiers ».
Cette progression de l’activité signifierait un retour aux 75 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2017 (contre 71 milliards d’euros en 2020).
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