
Ce début d’année n’est décidément pas simple pour les pro du bâtiment qui peuvent lire tout et son contraire concernant la mise en place du dispositif dit anti-fraude à la TVA.
Ce début d’année n’est décidément pas simple pour les pro du bâtiment qui peuvent lire tout et son contraire concernant la mise en place du dispositif dit anti-fraude à la TVA.
Tout professionnel du bâtiment qui travaille pour des clients non assujetis à la TVA est concerné par l’obligation de détenir un logiciel de caisse sécurisé.
«Une dispense de vos membres qui établissent des factures à leurs clients non assujetis ne peut donc pas être admise... Il leur appartient de se mettre dans une trajectoire de mise en conformité »
Courrier de Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes Publics, adressé à Jacques Chanut, Président de la FFB le 11 janvier 2017.

La nouvelle version de Batappli intègre les mécanismes d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données, permettant d’être conforme à cette obligation applicable au 1er janvier 2018. Si les utilisateurs restent libres de mettre à jour leur logiciel, toute l’équipe de Batappli est mobilisée pour les accompagner dans ce changement qui modifie parfois leur manière d’élaborer et d’enregistrer leurs factures.
Cependant certains articles ou forums créent une grande confusion en rejetant cette obligation. Pire : ils s’appuient sur des mauvaises lectures ou interprétations des textes.
En effet, la loi prévoit que tout assujetti à la TVA, qui enregistre des ventes de biens ou de services à des particuliers, doit produire une attestation ou un certificat garantissant que son logiciel ou système de caisse est conforme aux exigences de l'Administration fiscale.
Sont directement concernées les entreprises (et certaines entités publiques assujetties à la TVA). Et, ainsi, tous les logiciels ou systèmes enregistrant des opérations avec des clients particuliers : logiciels de comptabilité, logiciels de facturation, CRM, sites de e-commerce...
Il convient donc de ne pas tenir compte de la qualification du logiciel (de caisse, comptable ou de gestion), mais de retenir sa fonctionnalité de caisse.
Un logiciel de gestion qui permet l'enregistrement des opérations (facture et encaissements) de négoce ou de vente prestations de services à des clients particuliers doit être considéré comme visé par le dispositif.
«Cela est précisé dans la foire aux questions publiée le 1er août dernier, «les logiciels dans lesquels sont enregistrées à la fois les opérations effectuées avec des clients assujetis à la taxe sur la valeur ajoutée (clients professionnels) et des non assujetis (clients particuliers) relèvent du champ d’application du dispositif». En conséquence, dès que les assujetis effectuent des opérations au profit de clients non assujetis, ils entrent dans le dispositif, sans que la décision de délivrer des factures à leurs clients particuliers puisse être opposée à l’administration», Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes Publics.
« Les artisans du BTP qui travaillent avec des particuliers, les entreprises industrielles et les prestataires de services soumis à la TVA entrent dans le champ d'application de la loi », Olivier Missemer, expert-comptable au sein du réseau Incivo.
« Une instruction est en cours de rédaction, et sera partagée avant le printemps 2018 », Maïté Gabet, chef contrôle fiscal à la direction générale des finances publiques Direction générale des finances publiques (DGFiP).
« Il y aura une mise en œuvre mesurée de la loi. Pour autant, cette mesure d'accompagnement ne consiste pas à reporter l'obligation. Les vérifications porteront sur la détention d'une attestation. Si le logiciel de gestion ainsi qualifié de système de caisse n'est pas conforme, nous serons mesurés dans l'application de la sanction. Nous tiendrons compte de la bonne foi et des démarches engagées par l'entreprise pour se placer sur une trajectoire de mise en conformité », Marie Magnien, cheffe de bureau, service du contrôle fiscal expertise juridique au sein de la DGFiP.
*Pour plus d’informations, lisez cet article du ministère de l’économie :
economie.gouv.fr/dgfip/controle_fiscal/logiciels_de_caisse.pdf

Le prix de vente d'un confrère donne un repère sur le marché. Il ne suffit pas à fixer vos tarifs.
Il ne révèle ni ses charges, ni sa productivité, ni son niveau de sous-traitance, ni ses objectifs de rentabilité. Pourtant, beaucoup d'artisans du bâtiment calent encore leurs prix sur ceux du voisin ou sur un coefficient transmis il y a cinq ans.
Un prix de vente rentable se construit à partir des données de votre entreprise. Il s'ajuste ensuite à la réalité du chantier et du client.
La journée sur le chantier se termine. La deuxième commence.
Les e-mails à écrire, la relance qu'on repousse depuis dix jours, les notes d'intervention à remettre au propre, le courrier du fournisseur à décrypter. Cette gestion administrative, faite de tâches répétitives, occupe les soirées du dirigeant, d'un salarié polyvalent ou du conjoint qui participe à l'activité.
L'intelligence artificielle ne va pas gérer votre entreprise à votre place. Elle peut en revanche préparer une partie de ces écrits, à condition de savoir précisément ce qu'on lui confie et ce qu'on vérifie derrière.
Voici ce que l'IA peut réellement alléger dans une entreprise du bâtiment, et ce qui doit rester entre vos mains.
Votre Plateforme Agréée n'est pas encore active au 1er septembre 2026 ? La DGFiP a annoncé une tolérance sur les sanctions, pas un report de l'obligation : depuis cette date, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques. Formalisée dans un guide pratique publié en juillet 2026, cette tolérance ne s'applique qu'aux difficultés réelles, documentées et suivies d'une correction rapide. Elle ne couvre ni l'inertie, ni le maintien volontaire d'un circuit papier. Concrètement : une facture reçue par mail ou en PDF après le 1er septembre reste payable et déductible si elle correspond à une opération réelle. Batappli intègre eFacture, Plateforme Agréée gratuite, pour vous mettre en conformité sans attendre la limite de cette tolérance.