
Si la canicule ne peut pas interrompre un chantier, il faut tout de même préserver ses ouvriers et installer des mesures protégeant aussi l’entrepreneur…
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Une nouvelle canicule est annoncée sur la France pour les prochains jours. Et comme à chaque événement climatique d’importance, la vague de chaud entraîne son cortège de réactions. Le ministre du Travail, François Rebsamen, vient ainsi de diffuser ce 15 juillet un communiqué appelant les chefs d’entreprises à prendre les mesures qui s’imposent en matière de conditions de travail : reporter les tâches les plus pénibles ou exposant les travailleurs aux fortes chaleurs dès lors qu’elles ne présentent pas d’urgence, et aménager les horaires de travail afin de limiter l’exposition des salariés aux températures les plus fortes de la journée.
Par ailleurs, François Rebsamen rappelle que les entreprises ont la possibilité de récupérer les heures perdues et éventuellement de procéder à une demande d’indemnisation au titre de l’activité partielle liée à des circonstances exceptionnelles.
Cette dernière possibilité, qui reste très conditionnée et faut-il le rappeler ne rapporte pas grand chose, doit se faire en sollicitant la caisse d’intempéries qui examinera au cas par cas les demandes transmises, seulement dans les départements où l’alerte de niveau 3 ou 4 est franchie. Cependant ces indemnisations resteront rares car, rappelons-le, la canicule n’est pas inscrite au code du travail comme une cause d’interruption de chantier ; contrairement au gel, à la neige, au verglas, à la pluie, au vent violent et aux inondations du chantier.
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En attendant que le réchauffement climatique et quelques velléités de récupération politiques fassent évoluer les choses, la meilleure solution est de s’adapter. D’abord, en modulant ses horaires. Comme l’invite le président de la Capeb, Patrick Liebus, il faut discuter avec ses clients afin qu’ils comprennent que commencer les travaux à six heures du matin permet d’éviter les fortes chaleurs de l’après-midi...
Ensuite, dès que le thermomètre dépasse les 30 degrés, il faut s’assurer du bon approvisionnement des salariés en eau : 3 litres d’eau par jour et par salarié. Dans la mesure du possible, il faut aménager les postes de travail extérieurs en prévoyant des zones d’ombre ou des aires climatisées (prévoyez aussi un local protégé en cas d’orage !). Dans les locaux fermés, il faut prévoir une aération par ventilation mécanique ou par ventilation naturelle permanente et alterner les équipes. Des temps de pause supplémentaires ou rallongés doivent aussi être aménagés.
Par ailleurs, pensez à limiter la durée d’exposition aux UV en faisant porter à vos ouvriers des vêtements clairs et couvrants (pantalons et manches longues), si possible constitués avec des matières traitées anti UV. Rappelez-leur que même s’il fait chaud le port du casque reste obligatoire et celui-ci doit avoir des bords larges pour protéger le visage et le cou. Enfin, il existe aussi des lunettes de chantier doté de filtres UV pour ménager les yeux.
Tout ceci vous semble trop contraignant ? Sachez que si un salarié peut toujours exercer son droit de retrait, la régularité de celui-ci peut être contestée si l’entreprise a mis en place ces différents dispositifs. Ils vous protégeront, y compris en cas de malaise, car vous aurez pris (et pourrez le justifier) toutes les mesures nécessaires pour adapter le travail à la météo.
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