
Maniabilité, précision, rapidité, vol à basse altitude… le drone est un outil innovant qui ouvre de nouvelles perspectives dans le secteur du BTP.

Largement répandu dans le domaine militaire, le drone est un aéronef sans équipage dont le pilotage est automatique ou télécommandé via un Smartphone ou une tablette.
Loin d’être un gadget, le drone est de plus en plus utilisé dans le cadre professionnel.
Selon la caméra embarquée, il permet de réaliser tous types de prise de vue aérienne, de photographier ou de filmer en full HD ou 4K et de retranscrire les données en temps réel.
De petite taille, aisément transportable, rapide à mettre en oeuvre et très maniable, le drone permet d’accéder à des endroits stratégiques, difficilement praticables. Il permet ainsi d’inspecter des parties inaccessibles d’un bâtiment, de visualiser les lieux à 360°, d’observer l’état d’une toiture ou d’une façade en prenant des clichés sous tous les angles.
Equipé d’un GPS, le drone permet de revenir prendre des photos d’un chantier pour en voir l’évolution et les avancées. Les photos sont facilement assemblées, géoreférencées précisément, facilitant ainsi le travail du chef de chantier.
Jouant le rôle d’un bon inspecteur technique sur un chantier, le drone est capable de révéler des fissures, des altérations de matériaux ou des fuites par exemple. Cette observation précise est gage de précision et de sécurité.
Equipé d’une caméra thermique, le drone mesure les températures grâce à un rayon infrarouge. La caméra réalise une carte de couleurs, détecte les déperditions thermiques et met ainsi en évidence les éventuels défauts.
Pas besoin de dix passages, un seul suffit. Le retour sur investissement est très rapide, le drone faisant gagner énormément de temps.
Pour capter des images précises, plus besoin de se mettre en danger sur des zones compliquées ou accidentées.
Oui, depuis le 1er juillet 2018, une formation de télépilote est obligatoire pour faire voler un drone dans le cadre professionnel. Les aspirants télépilotes doivent donc décrocher le « certificat d’aptitude théorique de télépilote » en passant leur examen dans l’un des centres de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Il faut obtenir 45 bonnes réponses sur 60 pour valider l’examen.
Une fois le diplôme obtenu, il faut suivre une formation pratique relative aux différents scénarios opérationnels (S1 S2 S3 S4) délivrée par un formateur ou un centre de formation.
Depuis le 1er juillet 2020, la réglementation européenne est entrée en vigueur.
L’attestation de conception de type n’est pas obligatoire pour les drones faisant moins de 25 kg en scénario S1, par contre il faut la demander pour les scénarios S2 et S3
Le propriétaire doit enregistrer l‘aéronef sur Alpha Tango et apposer le numéro d’enregistrement sur le drone.
Depuis le 29 juin 2020, il est obligatoire d’équiper son drone professionnel (d’un poids supérieur à 800 g) d’une balise d’identification numérique. Ce système permet d’identifier le drone à distance grâce au protocole WIFI.
Conclusion : Outre le suivi de chantier, l’utilisation du drone dans le BTP élargit le champ des possibles, notamment en terme de topographie aérienne (cartographie en 3D), d’intégration BIM et de modélisation 3D ou plus simplement pour se protéger efficacement des vols ou dégradations sur les chantiers. Un vrai compagnon de travail.
La journée sur le chantier se termine. La deuxième commence.
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