
Les particuliers qui souhaitent bénéficier d’aides pour leurs travaux de rénovation énergétique (TVA à 5,5%, Eco-PTZ, CIDD...) doivent faire appel à un professionnel « Reconnu Garant de l’Environnement ». Comment obtenir ce label ? Suivez le mode d’emploi du Blog du bâtiment Batappli !

Opérationnelle depuis le 1er janvier 2015, la certification «Reconnu Garant de l’Environnement» (RGE) s’adresse aux professionnels, entrepreneurs et artisans du bâtiment, réalisant des travaux de rénovation énergétique et d’installation d’équipements utilisant des énergies renouvelables (isolation thermique et chauffage). Cette certification est un véritable atout pour développer leur activité et surfer sur une « communication verte ». Plus de 40.000 entreprises sont certifiées RGE et chaque mois près de 5.000 professionnels du bâtiment rejoignent leurs rangs !
Concrètement, le label RGE est surtout utile aux particuliers. En effet, confier leur travaux à des professionnels RGE leur permet d’accéder à différents dispositifs d’aides : l’éco-prêt à 0% (Eco-PTZ, mesure applicable depuis septembre 2014), le crédit d’impôt développement durable (CIDD), le programme de primes « Habiter mieux » proposé par l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) et bien entendu la TVA à 5,5% sur les travaux de rénovation énergétique dans tous les logements de plus de deux ans. Enfin, la réalisation de tels travaux RGE donnera droit aux certificats d’économies d’énergie (CEE) lors de la mise en place du dispositif au 1er juillet 2015.
Bien évidemment, pour être éligibles aux aides, les travaux détaillés dans la facture doivent concerner la fourniture et l'installation d'équipements, matériaux et appareils d'isolation respectant des niveaux de performance correspondant à un standard élevé de performance énergétique. Il faut aussi préciser les surfaces en mètres carrés mis en œuvre et, lorsque cela s’applique, la mention de reprise de l’ancien matériel ainsi que les coordonnées de l’entité qui procède à sa destruction.
Cette mention RGE est attribuée essentiellement par Qualibat, l’organisme certificateur à qui il faut adresser son dossier. Pour être labellisé, il faut : employer un responsable technique opérationnel formé RGE (une formation « FEE Bat » de 3 jours est à réaliser dans un établissement agréé), faire appel à des sous-traitants certifiés RGE et réaliser au minimum deux chantiers labellisés RGE tous les deux ans. Généralement, les établissements formateurs proposent aussi un accompagnement tout au long de la démarche tout comme les organisations professionnelles dans le cadre de leurs offres respectives d’Eco Artisan (Capeb) et Pros de la Performance énergétique (FFB). Par ailleurs, il faut noter qu’il existe 8 qualifications RGE selon les familles de travaux (par exemples « structure et gros œuvre » ou « finitions ») ; Des qualifications qui s’additionnent. Ainsi, un installateur plombier chauffagiste qui intervient sur des changements de chaudière gaz et énergies renouvelables a besoin de 4 qualifications différentes, soit 4 dossiers RGE à remplir…

L’ultime étape consiste à se soumettre à un audit de chantier, c’est-à-dire le contrôle d’une réalisation conforme dans un délai de 24 mois après l’obtention du signe « RGE ». Celui-ci est attribué pour une période de quatre ans. À moins d’un nouveau dispositif, cette certification sera bien évidemment renouvelable.
Dernier point utile : cette qualification RGE représente un coût global de 800€, dont 150€ de frais de dossier et 320€ d’audit de chantier. Sachant que chaque qualification supplémentaire coûte 100€.
Enfin, nous ne pouvons que vous inviter à rendre le plus visible possible cette reconnaissance officielle, signe distinctif de qualité de votre entreprise et de vos prestations, sur vos véhicules, cartes de visites, prospectus et bien entendu vos devis et factures !
Liens utiles relatifs à l'article :
Qualibat - Qualification et certification des entreprises de construction
Service Public - Professionnels du bâtiment : comment obtenir le label RGE ?
Plateforme Agréée, PDP, annuaire, interopérabilité… Si ces mots vous donnent déjà mal au crâne, respirez : on est là pour ça. 😅
À partir du 1ᵉʳ septembre 2026, toutes les entreprises du bâtiment assujetties à la TVA devront pouvoir recevoir leurs factures au format électronique. Et pour ça, impossible d’y échapper : il faut passer par une plateforme agréée. Mais c’est quoi, exactement ? Comment en choisir une quand on est plombier, maçon ou électricien et qu’on n’a pas une heure à perdre par jour devant un écran ?
Dans ce guide, on vous explique sans jargon ce qu’est une plateforme agréée (l’ancienne « PDP »), à quoi sert la fameuse liste de la DGFiP, comment choisir la vôtre, et comment l’annuaire national fait circuler vos factures tout seul en arrière-plan.
Vous avez reçu une communication de la DGFiP vous invitant à choisir une Plateforme Agréée (PA) avant le 1er septembre 2026 ?
Ce courrier s'adresse à toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, artisans du bâtiment compris. À cette date, vous devrez obligatoirement pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs et sous-traitants au format structuré - PDF classique et email ne suffiront plus. Pour l'émission de vos propres factures, les TPE et PME du BTP ont jusqu'au 1er septembre 2027.
Le 30 juin à 15h, nous organisons une démonstration de la plateforme agréée eFacture et Batappli : 30 minutes de démo pour voir exactement ce qui se passe dans Batappli lorsqu'une facture électronique arrive ou part. Webinaire 100 % gratuit, ouvert à tous - clients Batappli ou non. La PA eFacture est incluse sans surcoût dans votre abonnement.
Une facture impayée est une réalité que tout artisan du bâtiment rencontre tôt ou tard. Dans le BTP, les retards de paiement sont particulièrement fréquents : acompte non versé avant le démarrage, solde bloqué en fin de chantier, retenue de garantie contestée… Savoir rédiger un courrier de relance efficace - au bon moment, avec le bon ton - est une compétence essentielle pour protéger votre trésorerie.
Ce guide vous donne tout ce dont vous avez besoin : définitions, calendrier de relance, modèles de lettres et d'emails (pour particuliers et professionnels), et conseils spécifiques au secteur du bâtiment.