
La Capeb vient de réorienter sa politique syndicale vers l’ensemble des femmes de l’artisanat du bâtiment, qu’elles soient conjointes dans l’entreprise ou dirigeantes. Une reconnaissance nécessaire face à la féminisation, encore timide, du secteur.

Depuis le 8 mars 2021, la Commission Nationale des Femmes d’Artisans de la CAPEB a été rebaptisée Commission Nationale des Femmes de l’Artisanat. Le changement de nom peut paraître symbolique mais il témoigne d’une vraie volonté de réorganisation en faveur des femmes travaillant dans le secteur du bâtiment. La CAPEB a d’ailleurs mené une enquête pour mieux comprendre leurs attentes.
Réalisée en 2019 auprès de 267 dirigeantes d’entreprises, l’étude montre que 53% d’entre elles ont créé leur entreprises, 33% l’ont reprise et pour 14% il s’agissait d’une transmission.
Une majorité de dirigeantes (54%) considère faire un travail mixte entre leur métier et la gestion de l’entreprise. Elles sont seulement 2% à estimer faire uniquement leur métier d’artisan, tandis que 44% se déclarent exclusivement gestionnaires.
Si plus de la moitié des répondantes pensent qu’il est légitime que les organisations professionnelles agissent spécifiquement pour les dirigeantes, elles sont un tiers à estimer qu’il n’y a pas de différence à faire entre hommes et femmes et qu’elles sont cheffes d’entreprises d’abord et avant tout.
Comme le rappelle Cécile Beaudonnat, nommée à la présidence de la Commission Nationale des Femmes de l’Artisanat : « Concilier vie familiale et professionnelle est une véritable préoccupation des femmes dirigeantes d’entreprises. Mais il est tout à fait possible de les accompagner dans la gestion de leur temps de travail. De ce fait, elles sont plus réceptives aux outils de gestion qui leur feront gagner du temps dans l’entreprise et sur les chantiers. » Il ressort d’ailleurs que les femmes cheffes d’entreprise sont majoritairement présentes en ligne et référencées à 91% sur internet. Leurs attentes en accompagnement priorisent des actions de communication spécifiques, des évènements et des offres dédiées.
Suite aux résultats de l’enquête, les commissions nationale et départementales des femmes de l’artisanat ont décidé d’intégrer les femmes entrepreneures. Localement, les commissions s’organisent pour leur assurer un accueil spécifique et leur proposer des thématiques en lien avec leurs expériences, leurs besoins étant parfois différents de celui des hommes.
Dans son communiqué de presse, la Capeb rappelle que cette nouvelle offre syndicale ne remet pas en cause les combats menés depuis 1973 pour la défense et la reconnaissance des conjointes d’entreprises. Le choix des statuts (conjointe collaboratrice, salariée ou associé) reste d’ailleurs toujours d’actualité pour pouvoir exercer légalement une activité au sein de l’entreprise. Mais de nouveaux combats restent à mener comme l’ouverture du statut de conjoint(e) collaborateur(rice) aux couples vivants en concubinage.

En cas de retard de paiement d'une facture entre professionnels, la loi vous donne le droit de réclamer automatiquement 40 € à votre client. Cette somme s'appelle l'indemnité forfaitaire de recouvrement.
Beaucoup d'artisans ne l'appliquent pas, souvent parce qu'ils ne savent pas qu'elle existe, ou parce qu'elle n'est pas mentionnée sur leurs factures. Voici tout ce qu'il faut savoir pour l'appliquer correctement.
Un client qui refuse de payer une facture, c'est une tension immédiate sur votre trésorerie. Dans le bâtiment, la situation est fréquente : chantier terminé, facture envoyée, et un client qui bloque le règlement.
Mais tous les refus ne se valent pas. Un simple retard de paiement n'a rien à voir avec une facture contestée de façon argumentée.
Avant de lancer une procédure, le bon réflexe consiste à comprendre pourquoi votre client refuse. Cet article vous aide à distinguer un refus légitime d'un refus abusif, puis à activer les bons recours.
Plateforme Agréée, PDP, annuaire, interopérabilité… Si ces mots vous donnent déjà mal au crâne, respirez : on est là pour ça.
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises du bâtiment assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir leurs factures au format électronique. Et pour ça, impossible d’y échapper : il faut passer par une plateforme agréée. Mais c’est quoi, exactement ? Comment en choisir une quand on est plombier, maçon ou électricien et qu’on n’a pas une heure à perdre par jour devant un écran ?
Dans ce guide, on vous explique sans jargon ce qu’est une plateforme agréée (l’ancienne « PDP »), à quoi sert la fameuse liste de la DGFiP, comment choisir la vôtre, et comment l’annuaire national fait circuler vos factures tout seul en arrière-plan.