
L’activité du début 2019 se maintient correctement. Ensuite, si la construction de logements neufs va baisser, l’activité phare des artisans en amélioration entretien s’annonce un brin meilleure qu’en 2018.

La FFB vient de dévoiler les chiffres conjoncturels pour ce début d’année 2019. Le scénario attendu se réalise donc avec une activité immédiate d’un haut niveau sur le début de l’année. Les carnets de commandes sont pleins pour 6,5 mois pour les PME.
Pour les artisans, les chantiers sont prévus pour environ 4 mois; soit une visibilité également en hausse. Cela encourage ainsi les entreprises à recruter. En 2019, le bâtiment devrait créer de l’ordre de 5000 postes, dont 3000 salariés.


Il faut bien en profiter car la fin 2019 pourrait être moins dynamique, surtout pour les entreprises spécialisées dans le logement neuf. En effet, les prévisions des mises en chantier en logement neuf sont en baisse (-4,5%). Le rabotage du PTZ a, entre autres, conduit à descendre d’un palier, même si les ventes de logements individuels en chute fin 2018 ne baissent désormais plus. La FFB annonce donc une baisse totale sur 2019 d’environ 30 000 mises en chantier pour atteindre 392 000 unités. Dans son commentaire, Jacques Chanut, le président de la FFB relativise en rappelant que la moyenne annuelle entre 1980 et 2017 était de 360 000 unités.
En revanche, une hausse d’activité est attendue dans la construction de non résidentiel neuf, de l’ordre de +3%. Il se construira beaucoup de locaux industriels et assimilés ainsi que des bâtiments administratifs.
Enfin, le marché de l’amélioration-entretien, est prévu à la hausse de +0,5%. Ce marché représente 56% de l’activité des entreprises et une part très importante de l’activité des artisans. La prévision 2019 s’avère donc plus «élevée» qu’en 2018 où la croissance d’activité s’était limitée à +0,2% en raison notamment des atermoiements du gouvernement sur les dispositifs de rénovation énergétique, notamment du CITE.

Loin du satisfecit, Jacques Chanut a tenu à rappeler que 2020 sera une année d’élections municipales, signe généralement d’un repli de la commande publique. La FFB travaille donc à défendre les intérêts des professionnels du secteur, d’abord sur le maintien ou la (re)mise à l’étude de différents dispositifs (CITE, Pinel, PTZ...). En cette année d’élection européenne, la fédération espère aussi une mobilisation contre la concurrence déloyale et les fraudes au sein de l’UE, un allégement des contraintes réglementaires pesant sur les PME et un accompagnement des marchés du bâtiment en lien avec les enjeux de transitions écologique et numérique et de lutte contre les fractures territoriales.

Le prix de vente d'un confrère donne un repère sur le marché. Il ne suffit pas à fixer vos tarifs.
Il ne révèle ni ses charges, ni sa productivité, ni son niveau de sous-traitance, ni ses objectifs de rentabilité. Pourtant, beaucoup d'artisans du bâtiment calent encore leurs prix sur ceux du voisin ou sur un coefficient transmis il y a cinq ans.
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La journée sur le chantier se termine. La deuxième commence.
Les e-mails à écrire, la relance qu'on repousse depuis dix jours, les notes d'intervention à remettre au propre, le courrier du fournisseur à décrypter. Cette gestion administrative, faite de tâches répétitives, occupe les soirées du dirigeant, d'un salarié polyvalent ou du conjoint qui participe à l'activité.
L'intelligence artificielle ne va pas gérer votre entreprise à votre place. Elle peut en revanche préparer une partie de ces écrits, à condition de savoir précisément ce qu'on lui confie et ce qu'on vérifie derrière.
Voici ce que l'IA peut réellement alléger dans une entreprise du bâtiment, et ce qui doit rester entre vos mains.
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