Gestion bâtiment
Marc l'artisan
27 avril 2015

Pour gagner en qualité et réduire les couts globaux, le bâtiment entre dans l’ère du numérique. Mais qu’est ce que le BIM, à quoi ça sert et comment les artisans vont-ils passer à l’heure du BIM ? Le Blog du logiciel bâtiment vous aide à décrypter le sujet.

Logo du BIMBIM. Cela vous parle-t-il ? Ce mot ou plus exactement cet acronyme de «Building Information Model» (ou Modeling) a été françisé en «Bâtiment Informations Modélisées». Il va peu à peu rentrer dans votre vocabulaire. Pas de panique si cette évocation même détaillée du BIM ne vous évoque rien : vous ne perdrez aucun contrat et vous ne serez pas largués lors du prochain barbecue ! Enfin, pour l’instant...

En effet, le gouvernement français a enclenché la seconde en lançant le «Plan de Transition numérique du bâtiment». Son objectif consiste en la mise en place courant 2015 de différentes opérations de communication, de formation continue et initiale et numérisation (permis de construire 2.0, numérisation des bâtiments existants...) sur les chantiers. Des outils de chantier pour les TPE/PME ainsi que des «Kits BIM» pour les artisans sont même à l’étude. Bref, beaucoup d’armes pour que s’instaure la (r)évolution du BTP qui, malgré certaines apparences, est loin d’être anecdotique. Beaucoup l’estiment plus importante encore que le passage du plan papier à la 3D conçue sur ordinateur !

Elle implique la chaîne entière de tous les acteurs et tous les métiers du BTP, des architectes aux gestionnaires de biens immobiliers, en passant par les économistes, les ingénieurs et bien évidemment les constructeurs, y compris les artisans ! Tous devront prendre la roue des majors français du BTP (Bouygues, Vinci, Eiffage, Setec, Ingérop, Egis...) qui sont d’ores et déjà passés à l’heure BIM avec une grande partie si ce n’est la majorité de leurs projets réalisée en BIM, en France, mais surtout à l’étranger.

Construire plus vite, plus efficace et moins cher

Car si l’on en parle plus régulièrement depuis 2014, le BIM mûrit depuis une quinzaine d’année, notamment à l’international. Certains pays ont déjà rendu le BIM obligatoire pour les patrimoines d’État en Finlande, Danemark, Suède ou Norvège. L’obligation va même atteindre 100% des constructions donc y compris du secteur privé, à Singapour au 1er janvier 2016. À cette même date, la Grande-Bretagne va imposer que tous les projets publics soient formalisés BIM de niveau 2, c’est à dire utilisant des maquettes numériques collaboratives (le niveau 1 étant des maquettes isolées, le niveau 3 étant une maquette intégrée). Le but des Misters BIM de sa Majestée est que la commande publique coûte 20% de moins, se réalisée 20% plus vite et soit 20% plus efficace en terme de gestion de la vie du bâtiment après sa construction, grâce aux économies d’énergie, voire à la fin de vie du bâtiment par une déconstruction optimale. En France, les objectifs sont peu ou prou identiques; Tout comme le calendrier : l’utilisation du BIM sera obligatoire pour tous les projets en marchés publics d’ici à 2017.
La carte de l'implémentation du BIM au niveau mondial

Une maquette numérique évolutive

Le BIM repose sur une méthode de travail basée sur la collaboration autour d’une maquette numérique. Celle-çi est un modèle unique (bien que déclinable) qui contient toutes les informations relatives au bâtiment. Sa géométrie en 2D et 3D, son implantation géographique et ses relations avec son environnement (autres bâtiments, voiries, réseaux...), les informations relatives aux matériaux de constructions (quantitatifs, propriétés physiques, mécaniques et chimiques des éléments, coûts de réalisation et de fonctionnement, auteurs...): tout est contenu dans ce modèle informatique donc numérique.

Ce modèle est créé dès la phase de conception, généralement par l’architecte, et est utilisable tout au long de la construction, durant son exploitation et jusqu’à sa démolition. Le principe de l’évolution de la maquette numérique du bâtiment réside dans la possibilité pour chacun des intervenants de pouvoir au minimum lire et manipuler cette maquette pour en tirer les informations dont il a besoin pour son métier. En retour, dans la mesure du possible, il peut l’annoter, l’enrichir de nouvelles informations et ainsi participer à tenir à jour cet objet virtuel parfaitement représentatif de la construction.
Les principes des échanges du BIM entre artisans PME BTP architectes et maître d'oeuvre

Une interopérabilité absolue

Pour mettre en pratique cette théorie, c’est toute une filière qui se mobilise. Et s’agissant d’informatique, les éditeurs de logiciels ont logiquement été les premiers à s’intéresser au sujet d’un point de vue pratique; À commencer par ceux qui développent des outils de modélisation, dit de CAO, comme Autodesk. L’impératif ? Qu’ils «ouvrent» au maximum leurs logiciels de manière à ce qu’ils soient interopérables entre eux. Pour cela, ils ont créé en plus de leur propre langage informatique un standard commun : les IFC, pour «Industry Foundation Classes».

En clair, cela ressemble à un match de rugby, où le ballon doit circuler entre les joueurs, avec en capitaine le «BIM Manager», pilote de la maquette numérique. Dans notre contexte, un architecte qui se sert du logiciel Revit pourra travailler avec un confrère équipé d’ArchiCAD, puis avec un bureau d’études structures utilisant Tekla qui échangera de son côté avec un autre ingénieur utilisant pour sa part le logiciel d’études thermiques Clima-Win.

Mediaconstruct (l’association moteur du BIM en France et représentant la France à l’international au sein de l’Alliance Building Smart) rassemble ainsi plus de 120 éditeurs qui étendent peu à peu les possibilités d’interopérabilité entre les logiciels et vers d’autres acteurs. D’un côté, cette collaboration vise des acteurs connectés une fois le bâtiment livré : gestionnaires de bâtiment, assureurs, syndics qui visent à économiser 3 euros par an et par m2... De l’autre, elle intègre les entreprises concernées par la construction, y compris les PME/TPE, dès la phase des relevés pour réaliser des quantitatifs et estimatifs précis. Après les notions de 3D pour les plans, l’évolution du bâtiment dans le temps par la 4D, c’est donc au tour de la 5D d’intégrer le BIM. Il s’agit là de la dimension «coûts» dans laquelle les logiciels de gestion comme Batappli auront leur rôle à jouer.
Contenu du BIM et support de lecture, tablette smartphone portable ou ordinateur fixe

L’informatique mobile : un atout pour les artisans Batappli

L’atout principal des artisans équipés de solutions Batappli est qu’ils sont déjà équipés et familiarisés aux outils de mobilité, comme la Tablette ou le Smartphone. Ils s’en servent quotidiennement sur les chantiers, là où l’artisan utilisera en premier le BIM !

Dans un premier temps, il s’agira des chantiers sur lesquels il intervient en tant que sous-traitant d’un major du BTP. Le BIM se banalisera d’abord sur les projets neufs, puis en rénovation; En premier lieu en marché public, puis pour ouvrages privés. Même principe concernant la taille des projets : le BIM concernera les «gros» chantiers avant de se banaliser quelle que soit leurs tailles.

En pratique, l’artisan aura à lire des plans qui lui seront fournis sous la forme de liens vers la maquette numérique, grâce à des visionneuses de plans en 3D. Ces plans seront géolocalisés et utiliseront prochainement la technologie de réalité augmentée : il suffira de tenir son iPad devant soit pour voir «en transparence», le mur et les réservations pour les saignées ou les canalisations cachées. Grâce aux scans 3D à mains, aux détecteurs thermographie infrarouge utiles lors de diagnostics, voire aux appareils photos, un artisan pourra aussi réaliser ses propres relevés. De la même manière que ses annotations au stylet, ces relevés confirmeront l’existant, enrichiront la maquette et le carnet numérique de suivi et d’entretien du bâtiment.

Ainsi, comme un architecte partant de zéro, l’artisan qui réalise des travaux de rénovation de l’existant pourra lui aussi créer de façon semi-automatisée une maquette numérique !

Un nouveau format standard d'échange, le fichier IFCAu bureau, en important un fichier de CAO au format IFC, il pourra directement afficher le bordereau quantitatif des ouvrages, classés par lots et par postes, sans perdre de temps dans les ressaisies et d’éviter les oublis et les erreurs. L’adoption des formats normalisés par les industriels et les fournisseurs de e-catalogues d’articles va permettre de renseigner automatiquement sa propre bibliothèque d’ouvrage. L’offre de prix sera renvoyée conformément à un DCE numérique.

Enfin, ces différentes utilisations d’outils numériques au bureau ou sur le chantier permettront aussi de réaliser un mise en œuvre et un suivi précis (préparation de chantier, gestion du planning, autocontrôle, gestion des réserves...) jusqu’à la réalisation du DOE numérique.

Une logique identique à celle de Batappli

Le devis Batappli sur tablette au chantierSelon une enquête réalisée en 2014, seulement 10% des artisans déclaraient avoir une pratique du BIM, essentiellement par la manipulation d’un plan en 3D. Toutes les pistes évoquées ci-dessus sont d’ores et déjà techniquement possibles. Les outils existent, ainsi que les moyens d’instaurer les passerelles entre eux. Elles ne bouleversent pas fondamentalement les pratiques des métiers. Consulter une fiche client, faire signer un devis sur la tablette Batappli, vérifier les indicateurs clefs de son tableau de bord, sont devenus des gestes presque naturels. Il en sera de même avec le BIM.

Ceux qui ne se sentiront pas concernés par le BIM s’exclueront d’une dynamique positive, indispensable à de nombreux marchés. Il n’y a rien de contraignant que d’intégrer dans ses méthodes les moyens de gagner du temps, réduire les risques d’erreurs, faciliter les échanges ou d’optimiser son temps de travail. Autant d’objectifs qui ont incité nombre de professionnels à choisir Batappli. Il risque d’en être de même avec la logique BIM. À suivre...

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